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LOISINORD 2 : une action d'opposition menée par la CGPME dans l'intéret des petits commerçants.
- Après l’installation d’un lac artificiel
agrémenté d’activité diverses ( ski nautique, canoë, mini
golf, etc. .., en 1996, fut inaugurée une piste de ski artificielle
sur un terril.Après l’installation d’un lac artificiel agrémenté
d’activité diverses ( ski nautique, canoë, mini golf, etc...).
Le site entier fait l’objet d’un budget annexe au budget principal de la mairie.
Passé l’engouement de la nouveauté, la fréquentation de la piste déclina rapidement et les comptes firent l’objet
d’un contrôle de la cour régionale des comptes de Lille.
Le rapport définitif de la cour des comptes fait état entre autre d’une baisse de vente des cartes de ski de 75%
en 2000 due principalement à une détérioration du revêtement, d’un déficit en investissement cumulé à fin 2000 de
1,94 M€ ( 12,73 MF), cela malgré une participation communale de 7,62 M€ (50 MF). En fonctionnement, le déficit en données
cumulées à fin 2000 s’élevait à 2,13 M€ (14 MF).
Depuis la piste n’a pas été réparée et le déficit n’a fait que s’agrandir.
Ce rapport a été rendu public le 28 mars 2003 seulement quelques semaines avant la C.D.E.C. (Commission
Départementale d’Equipement Commercial).
Dans un premier temps, le maire a essayé de faire croire à un rapport favorable durant le conseil municipal du 28
mars 2003 puis l’a contesté point par point dans deux articles de presse.
La fréquentation du site reste élevée, dans les statistiques, tout simplement parce q’au pied de la piste, on a
construit un bâtiment dans lequel sont organisés des manifestations telles que le repas des anciens ou la soirée
Téléthon, etc. ..mais ces visiteurs ne sont pas des skieurs.
C’est pourquoi l’enquête d’utilité publique a été faussée en s’appuyant sur des arguments concernant la piste de
ski complètement faux ( fréquentation en hausse permanente, partenariat avec La Clusaz alors que celui-ci n’existe
plus depuis 2000, état très satisfaisant de la piste ...)
L’impact sur le commerce traditionnel calculé par les promoteurs a été contredit par les études de la C.C.I.S.
( Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services ) de Béthune.
Dans ce troisième dossier, les promoteurs ont adjoint au projet commercial, un projet appelé AUTOLAND qui serait
un parc à thème autour de l’automobile. Bizarrement, lors de sa présentation en comité privé, ce projet
s’appelait ¨Parc international de l’automobile ¨.
Ces deux projets sont, aux dires des promoteurs, indissociables et ceux-ci menacent d’installer AUTOLAND en
Seine Saint Denis si le projet faisait l’objet d’un recours en C.N.E.C. ( Commission Nationale d’Equipement
Commercial).
Cette affirmation confirmerait nos craintes dues à certaines rumeurs selon lesquelles ce projet avait été étudié
pour la région parisienne et n’était présenté à Loisinord que pour faire accepter le projet de Carrefour-Promodès
. ( ce qui expliquerait le changement de nom lors de la présentation ).
Le projet a été accepté en C.D.E.C., grâce notamment à la voix du maire de Béthune obtenue après un odieux
marchandage ( Auchan avait proposé 5,3 M€ d’investissement dans la ville et les promoteurs ont surenchérit avec
10 M€ ).
Ceci au mépris de toutes règles d’implantations commerciales. Le groupe Carrefour-Promodès a été sommé par le
ministère de l’Economie et des Finances de céder six supermarchés dans le Pas-de Calais.
Seul le préfet d’Arras peut à présent demander un recours en C.N.E.C. et a annoncé qu’il ne le ferait que si un
ordre ministériel lui était donné.
Le projet d’implantation de Carrefour a déjà essuyé deux refus en C.N.E.C. en 98 et 2000.
La CGPME Pas de Calais qui lutte contre ce projet afin de protéger l’équilibre commercial du secteur pèse
de tout son poids pour obtenir un passage du dossier devant la C.N.E.C. qui juge de façon pragmatique, loin des
intérêts partisans, qu’ils soient économiques ou politiques.
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